Honoré Josué (UDR)
Introduction
La situation contemporaine d’Haïti révèle une désagrégation systémique caractérisée par la faiblesse de l’État, la précarité des conditions sociales et économiques, la crise persistante de la gouvernance et la limitation de la souveraineté nationale. Fatton analyse cette situation à partir du concept de « périphérie extérieure », qu’il associe à une zone de catastrophe produite par l’imbrication de facteurs internes et de contraintes du système mondial[1]. Cette crise dépasse ainsi la seule question institutionnelle et invite, dans une perspective théologique, à interroger les fondements éthiques et spirituels nécessaires à la reconstruction de la société haïtienne[2].
La situation contemporaine d’Haïti révèle une désagrégation systémique caractérisée par l’affaiblissement des institutions publiques, l’érosion du lien social et la dégradation des conditions politiques, économiques et sécuritaires, compromettant ainsi les fondements de la cohésion nationale[3]. Cette situation ne se limite toutefois pas à une crise de gouvernance ; elle invite également, dans une perspective théologique, à interroger les fondements éthiques et spirituels nécessaires à la reconstruction de la société haïtienne
Les recherches consacrées à Haïti ont principalement analysé les dimensions historiques, politiques et socio-économiques de la crise. Les travaux de Robert Fatton Jr., d’Alex Dupuy et de Laënnec Hurbon montrent que les difficultés contemporaines du pays ne peuvent être dissociées de facteurs structurels liés à son histoire, aux rapports de classe et de pouvoir, à la dépendance extérieure, aux fragilités institutionnelles et aux inégalités sociales[4]. Toutefois, ces analyses laissent encore ouverte la question du rôle que les ressources théologiques peuvent jouer dans la reconstruction d’une société marquée profondément par la souffrance, la violence et le désespoir. Dans cette perspective, la théologie de l’espérance développée par Jürgen Moltmann offre un cadre d’analyse pertinent. Élaborée dans le contexte de l’Allemagne de l’après-Seconde Guerre mondiale, la théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann affirme que l’espérance chrétienne, enracinée dans la résurrection du Christ, ne constitue pas une attente passive de l’avenir, mais une orientation eschatologique qui engage le croyant dans l’histoire et ouvre la possibilité d’une transformation du monde[5]. Pour Moltmann, la foi chrétienne ne saurait être confinée à la sphère privée : elle possède une dimension historique et publique qui engage l’Église dans la transformation des réalités sociales. L’espérance chrétienne conduit ainsi à promouvoir la justice, l’humanisation et la paix, en témoignant de l’avenir du Royaume de Dieu au cœur même de l’histoire[6]. Dans le contexte haïtien, cette perspective invite à envisager la reconstruction non seulement comme un processus institutionnel et économique, mais aussi comme une œuvre de restauration de la dignité humaine, de la responsabilité citoyenne et de l’espérance collective.
Cet article cherche ainsi à répondre à la question suivante : dans quelle mesure la théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann peut-elle contribuer à penser la reconstruction morale, sociale et politique d’Haïti ? L’objectif de cette étude est d’analyser la pertinence de cette pensée comme cadre théologique d’interprétation et d’engagement face à la crise haïtienne, en examiner comment les concepts d’espérance, de résurrection, de solidarité avec les souffrants et de responsabilité historique de l’Église peuvent nourrir une réflexion sur la reconstruction sociale, la gouvernance, la justice et la réconciliation nationale. L’hypothèse défendue est que cette théologie constitue une ressource importante pour développer une culture de l’espérance, de la solidarité et de la responsabilité collective, tout en nécessitant une contextualisation attentive aux réalités historiques, culturelles et religieuses haïtiennes. La recherche adopte une méthodologie qualitative fondée sur une analyse documentaire et herméneutique. Elle met en dialogue les principales œuvres de Moltmann avec des études consacrées à la crise haïtienne afin d’évaluer dans quelle mesure la théologie de l’espérance peut offrir des pistes de réflexion et d’action pour la reconstruction nationale, la promotion de la dignité humaine et la réconciliation sociale.
- Les fondements de la théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann
La théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann constitue une contribution majeure à la théologie systématique contemporaine. Publiée en 1964 sous le titre Theologie der Hoffnung, elle s’inscrit dans le contexte de l’Allemagne de l’après-Seconde Guerre mondiale, marqué par les traumatismes du nazisme et les enjeux de la reconstruction sociale et spirituelle. À partir de son expérience de prisonnier de guerre, Moltmann développe une conception de l’espérance chrétienne qui ne saurait être réduite à une attente individuelle du salut ; elle constitue une orientation fondamentale de la foi vers l’avenir promis par Dieu et ses implications pour l’existence présente[7].
Pour Moltmann, la foi chrétienne est essentiellement tournée vers l’avenir. La révélation biblique témoigne de la promesse par laquelle Dieu ouvre un horizon nouveau à l’humanité. Cette promesse ne conduit pas à une fuite hors du présent, elle transforme l’existence humaine en suscitant un engagement concret dans l’histoire[8]. Ainsi, l’eschatologie n’est pas simplement une réflexion sur les réalités dernières ; elle devient le principe qui structure toute la théologie chrétienne. L’avenir promis par Dieu éclaire et transforme l’action présente des croyants[9].
Le fondement central de cette espérance réside dans la résurrection du Christ. Pour Moltmann, celle-ci n’est pas seulement un événement appartenant au passé ; elle constitue l’anticipation de la nouvelle création. Elle ouvre ainsi un horizon dans lequel la mort, la souffrance et l’injustice ne peuvent être considérées comme ayant le dernier mot sur l’histoire. La résurrection devient dès lors une source de résistance au fatalisme et invite les croyants à anticiper, dans leur existence et leurs pratiques, les réalités promises par le Royaume de Dieu[10].
Dans Le Dieu crucifié, Moltmann pprofondit cette perspective en développant une théologie de la croix dans laquelle Dieu ne demeure pas extérieur à la souffrance humaine. La croix constitue un lieu décisif de révélation de Dieu et permet de penser sa solidarité avec ceux qui souffrent[11]. Cette compréhension possède une portée éthique importante : elle conduit l’Église à se tenir aux côtés des personnes confrontées à la souffrance et à interroger les structures qui produisent l’exclusion, l’oppression et l’injustice.
Cette vision transforme également la compréhension de la mission ecclésiale. Selon Jürgen Moltmann, l’Église est une communauté d’espérance appelée à anticiper, dans l’histoire, les signes du Royaume de Dieu. Elle ne constitue pas une réalité séparée du monde, mais une communauté messianique dont la vie et la mission doivent rendre perceptible l’avenir promis par Dieu. L’espérance chrétienne acquiert ainsi une dimension historique et pratique : elle conduit l’Église à témoigner de la justice, de la liberté, de la paix et de la transformation de la société à la lumière du Royaume à venir[12]. Sa mission ne se limite donc pas à la proclamation du message chrétien ; elle comporte également une dimension sociale qui concerne la justice, la paix, la réconciliation et la dignité humaine. L’espérance chrétienne possède ainsi une dimension publique et critique : elle peut contribuer à mettre en question les formes de domination et d’oppression qui contredisent les promesses du Royaume de Dieu.
Cependant, l’espérance chez Moltmann demeure fondamentalement théocentrique. L’initiative appartient à Dieu : l’action humaine ne se substitue donc pas à l’action divine, mais constitue une réponse responsable à la promesse de Dieu. L’espérance chrétienne ne conduit ainsi ni à la passivité devant l’histoire ni à la prétention de construire, par les seules forces humaines, le Royaume de Dieu. Elle appelle plutôt les croyants à anticiper, dans leurs pratiques et leur engagement historique, les réalités promises par Dieu. Cette articulation entre promesse divine et responsabilité humaine permet à Moltmann de maintenir ensemble la souveraineté de Dieu et la responsabilité historique de l’être humain.
Les travaux de Richard Bauckham ont notamment montré que l’eschatologie constitue une dimension structurante de la pensée de Moltmann et qu’elle demeure étroitement liée à son orientation pratique et historique. Vítor Westhelle a, pour sa part, contribué à approfondir la dimension contextuelle et historique de cette pensée, en attirant l’attention sur la manière dont l’espérance eschatologique peut être pensée à partir des réalités concrètes des communautés humaines. L’espérance moltmannienne apparaît ainsi non comme une simple attente de l’avenir, mais comme une force théologique qui oriente l’action présente vers l’avenir promis par Dieu[13].
Dans cette perspective, la théologie de l’espérance offre un cadre théologique fécond pour analyser la crise haïtienne, car elle invite les croyants et les communautés ecclésiales à devenir des acteurs de transformation sociale, capables de participer à la reconstruction d’une société fondée sur la justice, la solidarité et la dignité humaine.
- Lecture théologique de la crise haïtienne
La crise haïtienne contemporaine ne saurait être réduite à ses seules dimensions politiques, économiques ou sécuritaires. La fragilité de l’État, la violence, la pauvreté persistante, les déplacements de populations et la dégradation du lien social témoignent d’une crise qui affecte également les fondements éthiques et sociaux de la société haïtienne. Les analyses de Robert Fatton Jr. mettent notamment en évidence la fragilité de l’État haïtien, la persistance des rapports de dépendance et les effets de la pauvreté et des inégalités dans la trajectoire contemporaine du pays. Alex Dupuy, pour sa part, inscrit ces difficultés dans une histoire plus longue marquée par les rapports de pouvoir, la dépendance internationale et les conditions structurelles du sous-développement[14]. Dans ce contexte, la théologie n’a pas vocation à fournir des solutions techniques à la crise ; elle cherche plutôt à interpréter la réalité humaine à la lumière de la foi et à interroger les responsabilités individuelles et collectives face à la souffrance et à l’injustice.
La théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann offre, dans cette perspective, un cadre pertinent pour une lecture théologique de la situation haïtienne. En plaçant la résurrection du Christ au fondement de l’espérance chrétienne, Moltmann refuse de considérer l’histoire comme définitivement enfermée dans le présent. L’avenir promis par Dieu devient une force critique à l’égard des situations de souffrance, d’injustice et de désespoir. L’espérance chrétienne ne constitue donc pas une simple attente passive : elle oriente l’existence présente vers un avenir nouveau et rend possible une action responsable dans l’histoire[15]. Dans une démarche de contextualisation théologique, la pensée de Moltmann peut ainsi être mise en dialogue avec la réalité haïtienne afin d’interroger les possibilités d’une transformation sociale fondée sur l’espérance.
Cette perspective conduit également à considérer la souffrance des victimes comme un lieu théologique majeur. Dans Le Dieu crucifié, Moltmann développe une théologie de la croix qui refuse de penser Dieu comme étranger à la souffrance humaine. La croix devient ainsi le lieu où se manifeste la solidarité de Dieu avec ceux qui souffrent[16]. Une telle perspective peut contribuer à renouveler la mission des Églises haïtiennes auprès des victimes de la violence, des familles déplacées, des personnes vulnérables et de celles qui sont privées de leurs conditions fondamentales d’existence. La solidarité chrétienne ne demeure alors pas seulement une attitude intérieure : elle prend la forme d’une présence auprès des victimes, d’une défense de leur dignité et d’un engagement en faveur de la justice.
Dans une perspective moltmannienne, l’Église est appelée à être une communauté engagée dans l’histoire et orientée vers le Royaume de Dieu [17]. Cette conception peut être mise en relation avec les analyses de Laënnec Hurbon sur la place du religieux dans les sociétés caribéennes et haïtiennes. Dans Le phénomène religieux dans la Caraïbe, Hurbon montre notamment que le phénomène religieux constitue un espace où se manifestent des transformations des mentalités ainsi que des structures sociales et politiques. Dans cette perspective, les communautés chrétiennes peuvent contribuer à la reconstruction sociale d’Haïti par la promotion de la solidarité, de la responsabilité collective et de la dignité humaine[18]. Cependant, une application critique de Moltmann exige de prendre en compte les particularités historiques d’Haïti. Sa théologie, développée dans l’Allemagne de l’après-guerre, ne répond pas directement aux réalités haïtiennes marquées par l’héritage colonial, l’esclavage, les inégalités structurelles et la fragilité institutionnelle[19]. Il est donc nécessaire d’établir un dialogue avec les théologies de la libération, notamment celle de Gustavo Gutiérrez, qui rappelle que la foi chrétienne doit s’enraciner dans l’histoire concrète des pauvres et des opprimés et s’engager dans la transformation des structures injustes[20].
Ainsi, la crise haïtienne peut être considérée comme un lieu de contextualisation de la théologie de l’espérance. Dans ce contexte, l’espérance chrétienne ne saurait être comprise comme une simple attente spirituelle détachée de l’histoire. Elle peut devenir une ressource théologique pour penser la responsabilité, la solidarité et l’engagement en faveur du bien commun. Une telle approche invite les Églises et les acteurs sociaux à dépasser une conception exclusivement individuelle de la foi afin de réfléchir aux conditions éthiques, sociales et communautaires nécessaires à une reconstruction durable de la société haïtienne.
Les apports et les limites de la théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann pour la reconstruction d’Haïti
La pensée de Jürgen Moltmann offre plusieurs ressources théologiques pour penser la reconstruction d’Haïti. Son principal apport réside dans sa compréhension de l’espérance comme une force historique qui engage l’être humain dans la transformation du monde. Loin d’être une simple attente passive d’un avenir meilleur, l’espérance chrétienne devient, chez Moltmann, une responsabilité concrète envers la justice, la paix et la dignité humaine[21]. Dans le contexte haïtien, cette perspective permet de combattre le fatalisme, selon lequel rien ne peut changer, en encourageant les citoyens, les Eglises et les institutions à devenir des acteurs de la reconstruction nationale.
Un premier apport concerne le rôle de l’Église dans la société. Pour Moltmann, l’Église est une communauté d’espérance appelée à manifester les signes visibles du Royaume de Dieu dans l’histoire[22]. Elle ne peut donc rester indifférente devant la violence, la pauvreté et l’injustice. En Haïti, cette mission peut se traduire concrètement par l’organisation de programmes d’éducation civique fondés sur le respect de la personne, la responsabilité citoyenne et le rejet de la violence, par la création d’espaces de dialogue entre communautés en conflit, par l’accompagnement des familles touchées par l’insécurité ainsi que par le développement d’activités de formation professionnelle, de mentorat et de soutien scolaire destinées aux jeunes exposés au recrutement des groupes armés.
Un deuxième apport concerne la dignité des personnes souffrantes. La réflexion de Moltmann sur la croix affirme que Dieu se solidarise avec les victimes de l’histoire[23]. Cette conviction invite les communautés chrétiennes haïtienne à placer les personnes les plus vulnérables au centre de leur mission, en offrant un accompagnement spirituel, psychologique et matériel aux familles déplacées, aux victimes de violences, aux personnes pauvres et aux exclus. La reconstruction d’Haïti ne consiste donc pas seulement à rebâtir les institutions, mais aussi à restaurer la dignité, l’espérance et la capacité des personnes à redevenir des acteurs de leur propre avenir.
Toutefois, la pensée de Moltmann présente également des limites lorsqu’elle est transposée au contexte haïtien. Sa théologie de l’espérance s’est développée dans l’Allemagne de l’après-guerre et ne peut être appliquée mécaniquement à une société dont l’histoire est marquée par l’esclavage colonial, la révolution haïtienne, les inégalités sociales, les rapports de dépendance internationale et la fragilité des institutions publiques. Les analyses d’Alex Dupuy montrent notamment que la trajectoire haïtienne contemporaine doit être comprise à partir de rapports historiques de classe, de pouvoir et de dépendance. Il serait donc réducteur de chercher dans la théologie de Moltmann une réponse théologique directement transposable à la crise haïtienne.
Cette limite invite plutôt à une démarche de contextualisation et de dialogue théologique. La théologie de l’espérance peut être enrichie par les perspectives de la théologie de la libération, notamment celles de Gustavo Gutiérrez, qui établit un rapport étroit entre les promesses eschatologiques, le présent historique et la libération des personnes confrontées à la pauvreté et à l’oppression. Un tel dialogue permet de maintenir ensemble deux dimensions essentielles : l’espérance d’un avenir promis par Dieu et la responsabilité humaine devant les réalités historiques présentes. Dans le contexte haïtien, l’espérance chrétienne ne saurait donc être séparée d’une réflexion sur les causes sociales, économiques, politiques et historiques de la crise[24].
Conclusion
Au terme de cette réflexion, la théologie de l’espérance de Jürgen Moltmann apparaît comme une ressource pertinente pour penser la reconstruction d’Haïti, à condition d’être contextualisée et mise en dialogue avec les réalités historiques, sociales et culturelles du pays. En faisant de l’espérance une orientation vers l’avenir promis par Dieu, tout en l’articulant à la responsabilité humaine dans le présent, Moltmann permet de dépasser une conception passive de la foi. L’espérance chrétienne peut ainsi devenir une force de résistance au fatalisme, de restauration de la dignité humaine et d’engagement dans l’histoire.
Dans cette perspective, une théologie haïtienne de l’espérance pourrait s’articuler autour de plusieurs orientations complémentaires : former des citoyens responsables capables de participer à la vie démocratique et de promouvoir une culture de paix ; renforcer la vocation éducative, sociale et pastorale des Églises auprès des populations vulnérables ; contribuer à la réflexion sur la gouvernance, la justice et la réconciliation ; et favoriser le dialogue entre Églises, théologiens, universités, organisations de la société civile et institutions publiques. Une telle démarche suppose également la formation d’une nouvelle génération de penseurs chrétiens haïtiens capables d’élaborer une théologie véritablement contextualisée, attentive aux causes historiques et aux manifestations contemporaines de la crise.
La contribution de Moltmann ne doit cependant pas être comprise comme un modèle directement applicable à Haïti. Sa pensée doit être confrontée aux spécificités de l’histoire haïtienne et enrichie par les apports des théologies de la libération, des théologies contextuelles et des réflexions théologiques caribéennes. L’enjeu n’est donc pas de reproduire la théologie de Moltmann, mais d’en recevoir les intuitions fondamentales l’espérance, l’avenir de Dieu, la responsabilité historique, la solidarité avec les souffrants et l’engagement de l’Église dans le monde pour les repenser à partir de la réalité haïtienne.
Ainsi comprise, l’espérance chrétienne n’est ni une fuite devant la crise ni une promesse illusoire d’un changement automatique. Elle devient une force spirituelle, éthique et historique qui permet de croire qu’un avenir différent est possible tout en appelant les croyants à en préparer les conditions dans le présent. Pour Haïti, une telle espérance pourrait contribuer à faire de la foi non seulement une source de consolation face à la souffrance, mais également un principe de responsabilité, de solidarité et d’engagement en faveur de la justice, de la dignité humaine et d’une paix durable.
Bibliographie
- BAUCKHAM, Richard. The Theology of Jürgen Moltmann. Edinburgh: T&T Clark, 1995.
- DUPUY, Alex. Haiti: From Revolutionary Slaves to Powerless Citizens: Essays on the Politics and Economics of Underdevelopment, 1804–2013. New York: Routledge, 2014.
- FATTON JR., Robert. Haiti: Trapped in the Outer Periphery. Boulder, CO: Lynne Rienner Publishers, 2014.
- GUTIÉRREZ, Gustavo. Théologie de la libération: Perspectives. Traduit par François Malley. Bruxelles: Lumen Vitae, 1974.
- HURBON, Laënnec. Pour une sociologie d’Haïti au XXIe siècle: La démocratie introuvable. Paris: Karthala, 2001.
- HURBON, Laënnec, dir. Le phénomène religieux dans la Caraïbe: Guadeloupe, Martinique, Guyane, Haïti. Paris: Karthala, 2000.
- MOLTMANN, Jürgen. Le Dieu crucifié. Traduit par Bernard Fraigneau-Julien. Paris: Les Éditions du Cerf, 1974.
- MOLTMANN, Jürgen. L’Église dans la force de l’Esprit. Traduit par Robert Givord. Paris: Les Éditions du Cerf, 1980.
- MOLTMANN, Jürgen. Théologie de l’espérance. Traduit par Françoise Thévenaz et Jean-Pierre Thévenaz. Paris: Les Éditions du Cerf, 1970.
- MOLTMANN, Jürgen. The Church in the Power of the Spirit: A Contribution to Messianic Ecclesiology. Translated by Margaret Kohl. London: SCM Press, 1977.
- MOLTMANN, Jürgen. The Crucified God: The Cross of Christ as the Foundation and Criticism of Christian Theology. Translated by R. A. Wilson and John Bowden. London: SCM Press, 1974.
- MOLTMANN, Jürgen. Theology of Hope: On the Ground and the Implications of a Christian Eschatology. Translated by James W. Leitch. London: SCM Press, 1967.
[1] Robert, FATTON Jr., Haiti: Trapped in the Outer Periphery, Boulder, CO: Lynne Rienner Publishers, 2014, p. 14
[2] Laënnec, HURBON, Pour une sociologie d’Haïti au XXIe siècle, Paris, Karthala, 2001, p. 132. Voir aussi Hurbon, Pour une sociologie d’Haïti au XXIe siècle. p. 132.
[3] Robert, FATTON Jr., Haiti: Trapped in the Outer Periphery, Boulder, CO: Lynne Rienner Publishers, 2014, p.1-14, 105-108.
[4] Robert, FATTON Jr., Haiti: Trapped in the Outer Periphery, Boulder, CO: Lynne Rienner Publishers, 2013, p.5, 25, 56, 121-122, 144; Alex, DUPUY, Haiti: From Revolutionary Slaves to Powerless Citizens: Essays on the Politics and Economics of Underdevelopment, 1804-2013, London: Routledge, 2014, p.52, 73-113; Laënnec, HURBON, Pour une sociologie d’Haïti au XXIe siècle: La démocratie introuvable, Paris: Karthala, 2001, p.127-149.
[5] Jürgen, MOLTMANN, Theology of Hope: On the Ground and the Implications of a Christian Eschatology, trans. James W. Leitch, London: SCM Press, 1967, p.190-202, 285-289. Moltmann articule la résurrection avec l’avenir et montre que l’événement du Christ ouvre l’histoire vers un futur encore à accomplir.
[6]Jürgen, MOLTMANN, Theology of Hope: On the Ground and the Implications of a Christian Eschatology, trans. James W. Leitch, London: SCM Press, 1967, p.285-289, 329; Jürgen, MOLTMANN,, The Church in the Power of the Spirit: A Contribution to Messianic Ecclesiology, trans. Margaret Kohl, London: SCM Press, 1977, p.193-214.
[7] Jürgen, MOLTMANN, Theology of Hope: On the Ground and the Implications of a Christian Eschatology, trans. James W. Leitch, London: SCM Press, 1967, p.15-36, 190-202, 285-289.
[8] Ibid., p.13-18, 102-106.
[9]Ibid., p.31-36.
[10] Ibid,. p.76-78, 188-208.
[11] Jürgen, MOLTMANN, The Crucified God: The Cross of Christ as the Foundation and Criticism of Christian Theology, trans. R. A. Wilson and John Bowden, London: SCM Press, 1974, p.52, 64-67.
[12] Jürgen, MOLTMANN, The Church in the Power of the Spirit: A Contribution to Messianic Ecclesiology, trans. Margaret Kohl, New York: Harper & Row, 1977, p.189-197, 275.
[13] Richard, BAUCKHAM, The Theology of Jürgen Moltmann, Edinburgh: T&T Clark, 1995, p.29-46.
[14] Robert FATTON JR., Trapped in the Outer Periphery, Boulder, CO: Lynne Rienner Publishers, 2014, p.5, 25, 38-45, 56, 69, 121 ; Alex Dupuy, Haiti: From Revolutionary Slaves to Powerless Citizens: Essays on the Politics and Economics of Underdevelopment, 1804-2013, New York: Routledge, 2014, p.52-72.
[15] Jürgen, MOLTMANN, Théologie de l’espérance, trad. Françoise et Jean-Pierre Thévenaz, Paris : Les Éditions du Cerf, 1970, p.21-37.
[16] Jürgen, MOLTMANN, Le Dieu crucifié, trad. Bernard Fraigneau-Julien, Paris : Les Éditions du Cerf, 1974, p.241-289.
[17] Jürgen, MOLTMANN, L’Église dans la force de l’Esprit, Paris : Les Éditions du Cerf, 1980, p.301-330.
[18] Laënnec, HURBON (dir.), Le phénomène religieux dans la Caraïbe : Essai de sociologie religieuse, Paris : Karthala, 2000, P.130-132 ; voir aussi Laënnec, HURBON, Pour une sociologie d’Haïti au XXIe siècle, Port-au-Prince : C3 Éditions, 2014, p.45-62.
[19] Alex, DUPUY, Haiti: From Revolutionary Slaves to Powerless Citizens, New York: Routledge, 2014, p.54-62.
[20] Gustavo, GUTIERREZ, Théologie de la libération : Perspectives, trad. Jean-Pierre Bastian, Bruxelles : Lumen Vitae, 1974, p.160-168.
[21] Jürgen, MOLTMANN, Théologie de l’espérance, trad. Françoise et Jean-Pierre Thévenaz, Paris : Les Éditions du Cerf, 1970, p.25-41.
[22] Jürgen, MOLTMANN, L’Église dans la force de l’Esprit, Paris : Les Éditions du Cerf, 1980, 301-303. dans l’édition anglaise, Moltmann traite du « kingdom of God in the future and the present » à partir de la p. 189, puis du « messianic way of life » à partir de la p. 275.
[23] Jürgen Moltmann, Le Dieu crucifié, trad. Bernard Fraigneau-Julien, Paris : Les Éditions du Cerf, 1974, p.254-255, 314.
[24] Voir Alex, DUPUY, From Revolutionary Slaves to Powerless Citizens: Essays on the Politics and Economics of Underdevelopment, 1804-2013, New York: Routledge, 2014, p.52-72 et Gustavo, GUTIERREZ, Théologie de la libération: Perspectives, trad. François Malley, Bruxelles: Lumen Vitae, 1974, p.145-168.