Par Mme Marie Nadine Bourdeau Honoré
Le premier grand synode en Haïti a pour slogan : « Notre mort est imminente, la
mort est vaincue, non à la mort, oui à la vie ». Ce week-end du 24-25 juillet 2025 est
marqué par la grande convention de l’Eglise de Dieu à Corail-Jérémie. La femme du pasteur
Jose Honoré, Mme Nadine Honoré, étudiante en Licence en théologie à l’Université de la
Deuxième République (UDR), lance désormais le 1 er grand Synode de la FPH à Jérémie-Corail.
En fin, la ville de jérémie, consciente du bouleversement politique que connaît le pays, veut
être la porte-parole de l’aspiration d’une telle réflexion théologique et veut être les premiers
à se lever pour donner la voie à prendre. Cette crise interpelle la ville des poètes sur deux
angles.
1/. Renouveler la réflexion sur la foi car elle apparaît comme une ressource spirituelle
dans cette situation de crise. De ce fait, de nouvelles questions se posent. Ces questions
interpellent la cité des poètes. Comment Dieu peut intervenir dans notre Crise ? Quelle sera
la place de l’Eglise dans la sortie de crise de notre société ? Le message est lancé d’une seule
voix, où que vous soyez. Ce n’est pas uniquement une interpellation, ces questionnements
nous poussent à repenser, restructurer, retravailler reconsidérer nos enseignements
théologiques. Il y a une manière selon laquelle notre cerveau a été structuré. Il y a une
manière selon laquelle nos enseignements ont été transmis très maladroitement et cela dès
notre enfance. C’est un travail de sens et de discernement qui montre qu’il faut tout d’abord
partir de ce qui a été le fondement de notre foi.
2/. Dieu doit se révéler dans cette crise. On attend toutes et tous sa grande
révélation. Ceux ou celles qui l’attendent dans une tempête, un bouillard, dans le calme. Entout cas, sa révélation est quelquefois un séisme, un tremblement de terre qui s’opère dans
notre vie. Sa révélation peut-être une rupture ? C’est un moment qui nous fait comprendre
qu’une crise, quelle que soit sa forme, nous renvoie à l’essentiel. Sa vocation est de changer,
transformer. Après le passage d’une crise, on ne sera plus jamais la même personne
qu’avant ou le même pays qu’avant. C’est la contingence d’un devenir qui nous dit que rien
n’est figé, qu’il faut s’ouvrir à un monde qui, en lui, fait place à plus de créativité, de liberté
et d’espérance. Il faut apprendre à reconstruire, à rebâtir. C’est donc une compréhension
critique de la foi qui va désormais prendre la place des pratiques anciennes, d’une théologie
traditionnelle, pour devenir progressivement le fondement ultime de toutes les valeurs
morales, politiques et religieuses de notre expérience chrétienne. Cette démarche critique,
en effet, va apparaître comme l’objet de toutes les attentions et montrera que la nouvelle
pensée théologique doit faire voler en éclat une conception traditionnelle de Dieu. Quels
seront les retombés de ce grand moment ? On attend le moment où les autres villes seront
tombés sous le charme de cette réflexion nouvelle. Ce sera la lueur d’un nouveau jour.